L@ C@rr¤ttO R@m@dO.

L@ C@rr¤ttO R@m@dO.
Saint Eloi est le patron des ménagers. Le jour de la Saint Eloi, les curés bénissent les bêtes : Chevaux, ânes et mulets.

Frédéric Mistral décrit la fête de la Saint Eloi dans son ouvrage Mes Origines .

Laissons parler le maître :

Les premiers des 50 chevauxSaint-Éloi est, en Provence, la fête des agriculteurs.
Par toute la Provence, les curés, comme vous savez, ce jour-là, bénissent les bêtes, ânes, mulets et chevaux, et les gens aux bestiaux font goûter le pain bénit, cet excellent pain bénit, parfumé avec l'anis et doré avec des oeufs, qu'on appelle tortillades.
Mais chez nous, ce jour-là, on fait courir la charrette, un chariot de verdure attelé de quarante ou cinquante bêtes, caparaçonnées comme au temps des tournois, harnachées de sous-barbes, de housses brodées, de plumets, de miroirs et de lunes de laiton, et on met le fouet à l'encan, c'est-à-dire qu'à l'enchère on met publiquement la charge de Prieur
...

Derniers conseils du Bayle ?...
Puis, la procession faite, la Charrette emportée par les cinquante mulets ou mules, roule autour du village, dans un tourbillon, avec les garçons de labour courant éperdument à côté de leurs bêtes, tous en corps de chemise, le bonnet sur l'oreille, aux pieds les souliers minces et la ceinture aux flancs


De nos jours, la fête a quelque peu changé.
Elle se déroule toujours sur trois jours. Les points forts sont l'arrivée de la charrette et un premier galop le samedi soir , et la bénédiction du cortège le Dimanche matin, suivie bien sûr du galop de la charrette à travers le village.
Cette tradition est maintenue par les confréries de Saint-Jean Saint-Eloi et Saint-Roch. Ainsi la charrette passe dans nombre de villages entre les mois de Juin et d'Aout.

Cette année à Maussane, les bénévoles qui ont oeuvré pour que la fête soit complète, peuvent être fiers d'eux. Imaginez la scène, un cortège de 50 chevaux harnachés à la sarrazine* ...
La bénédiction reçue, une partie des chevaux est dételée : Les chevaux restant vont courir....

# Posté le mardi 08 avril 2008 15:04

Modifié le jeudi 10 avril 2008 07:29

Les différents costumes !!

Les différents costumes !!
Avec les années, l'Arlésienne a conservé plusieurs costumes bien distincts. La coiffe en est la partie la plus importante.
Chaque variante du costume s'identifie en effet tout simplement à la coiffe proprement dite :

le costume "de bonnet" pour les enfants,
le costume "en cravate" dit aussi "de Mireille"
le costume "en ruban" dit d'Arlésienne, pour la ville,
le costume d'Arlésienne à proprement parler,
le costume de cérémonie ou "gansé", réservé aux grandes occasions.

Il existe par la suite, diverses variantes, comme la Mireille endimanchée.
On trouve aussi de nombreux accessoires agrémentant les costumes.
Les paysannes portent la capeline pour les travaux des champs.

# Posté le mercredi 09 avril 2008 12:50

Modifié le jeudi 10 avril 2008 07:44

Le costume "gansé" ou de cérémonie.

Le costume "gansé" ou de cérémonie.
Ancien costume de mariée porté dans les familles les plus aisées. Son nom vient de coiffe ornée de ganses.

Aujourd'hui, ce costume est porté plus particulièrement par les jeunes filles et est réservé au mariage ou aux grande occasions. Depuis 1930, la Reine d'Arles est intronisée en costume de gansée blanc. Pour le costume de cérémonie, la jupe et l'eso sont taillées dans le même tissu de soie ou de taffetas. Sur la chapelle, avec fichu de dessous, guimpe et plastron en dentelle, "la pèlerine" de dentelle blanche ou ivoire remplace le fichu. Sa richesse se marie avec l'élégance de la coiffe gansée.

Il existe néanmoins une version plus sombre que l'on pourrait appeler "costume de gala". Alors la pèlerine est de dentelle noire, tout comme celle qui borde le ruban de coiffe.



Ganse (les ganses, le gansé) : bande de dentelles cousue en surjet et dont les extrémités froncées en arrondi sont soutenues par un fil de laiton enrubanné. Coiffe spécifique de la mariée.

# Posté le jeudi 10 avril 2008 05:56

Le costume "de bonnet"

Le costume "de bonnet"
Ce costume est porté jusqu'à environ 8 ans. Composé d'éléments simples, il reste facile à porter et laisse à l'enfant sa liberté de mouvements.

Ces éléments sont :
. une jupe courte (au dessus de la cheville) à motifs colorés,
. un jupon court,
. une chemise en coton blanc,
. un caraco noir à lacet (petit gilet sans manche).

La tête est couverte d'un bonnet (béguin) de coton , le plus souvent blanc qui ne nécessite pas de coiffure. Le mot béguin vient de embéguiner, se mettre quelque chose dans la tête ; penchant amoureux passager, passion sans lendemain.
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# Posté le jeudi 10 avril 2008 05:57

Le costume "en cravate" ou "de Mireille"

Le costume "en cravate" ou "de Mireille"
Ce costume, autrefois appelé costume de simplicité est aujourd'hui porté de 8 à 15 ans environ. Il représente la jeunesse vive, la joie et la gaieté des chatouno de notre région. C'est un costume qui s'embellit et se complexifie un peu. Il continue ensuite d'être porté par les jeunes filles et les femmes à la campagne mais aussi à la ville pour le travail de tous les jours.

Le nom de Mireille est une allusion à l'héroïne de Mistral censée avoir porté cette tenue. L'origine de cette appellation est récente, puisqu'elle date des années 1920-1930. C'est alors que se mit en place le folklore provençal tel qu'il est pratiqué aujourd'hui par les groupes folkloriques.

La jeune fille est coiffée avec la coiffure à double bandeaux recouverte d'un bonnet de mousseline blanche quelquefois brodé. La cravate, tissu de coton ou de percale blanc bordé de dentelle, nouée autour de la coiffe en oreilles de lapin, forme ainsi deux jolies banettes (ou cornettes).

Le haut est composé d'un corsage qu'on appelle eso, près du corps, en manches longues et toujours en coton noir sur lequel se place un devant d'estomac (ou plastron) en coton blanc en forme de trapèze et un fichu, pièce de tissu triangulaire, plissé et solidement attaché à l'aide d'épingles sur l'eso. Parfois, ce fichu est posé sur un fichu de dessous.

En bas, la Mireille porte un panty (ou pantalon) et un jupon court qui font gonfler la jupe et paraître la taille plus fine. La jupe est en coton à motifs colorés, ample à plis froncés ou plis canons, terminant sa course à environ 20 cm du sol, et recouverte d'un tablier uni, assorti à la couleur de la jupe. Des chaussettes de coton blanc tricotées et des ballerines noires toutes simples terminent la tenue.

Pour nous provençaux Miréio est un poème écrit en provençal par Fréderic Mistral en 1859. Récit des amours malheureuses de Mireille et de Vincent, dans le cadre de la Camargue. Sur un livret de Michel Carré tiré de ce poème, Charles Gounod a composé un opéra en trois actes. Cet amour réciproque de Mireille et Vincent est combattu par Ramon, le père de Mireille et contrarié par le méchant gardian Ourrias qui était épris de la jeune fille.


ET OUI C'EST MOI SUR CETTE PHOTO !!

# Posté le jeudi 10 avril 2008 07:31

Modifié le vendredi 11 avril 2008 05:27

Le costume "en ruban" dit d'Arlésienne.

Le costume "en ruban" dit d'Arlésienne.
A 15 ans passés, la jeune fille acquiert le droit de porter le ruban et le costume dit d'Arlésienne. Autrefois, cela signifiait que la jeune fille était en âge de se marier. De nos jours, la traditionnelle prise du ruban officielle a toujours lieu, chaque dernier dimanche de juillet, aux Saintes Maries de la Mer. Ce costume n'est pas porté pour le travail mais seulement à la ville, en grande simplicité. Il s'est rallongé et agrémenté.

Le premier costume d'Arlésienne porté est le costume Virginen, costume de coton à motifs colorés, mais toujour sobre.

La coiffure, batie selon les mêmes principes que ceux du costume de Mireille est recouverte d'une pièce de tulle brodée. Un ruban de velours bleu marine est de rigueur à la place de la cravate.
La jupe, constituée de panneaux de tissus assemblés (forme ronde à plis), ou biaisée (aucun pli) se terminant par des fronces à l'arrière, frôle le sol et ne laisse voir que le bout de la chaussure, en l'occurence, des escarpins..
Le tablier et le pantalon ont disparu, le jupon est désormais long.
L'eso, toujours en coton noir, est accompagnée de la chapelle, qui comprend quatre éléments : le devant d'estomac (ou plastron), la guimpe, le fichu de dessous (ou fichu de propreté) et le fichu de dessus. Ce dernier doit être assorti à la jupe, si possible dans le même tissu, ou alors blanc brodé.



Le costume d'Arlésienne à proprement parler.

Il est généralement porté pour la première fois par la jeune fille un an après sa prise officielle de ruban, lors de la présentation à la Reine d'Arles, lors de la Fête du Costume, le 1er dimanche de juillet en Arles. Les tissus soyeux remplacent alors le coton, en modifiant parfois légèrement le costume : ce sont la jupe et l'eso qui sont désormais dans le même tissu (soie ou taffetas), et le fichu est dans un tissu richement brodé ou ornementé (tulle, coton, organdi, soie, etc..). On peut, suivant le tissu, trouver la première forme de costume, jupe et fichu assorti (avec le taffetas par exemple). Le ruban est de couleur, assorti au tissu, mais il peut aussi être bleu marine. Ce costume peut être porté toute sa vie.
Un sac, des gants, des bijoux et une ombrelle complètent cette tenue, d'une grande sobriété mais aussi d'une grande élégance.



ET OUI C'EST MOI EN COSTUME BLEU TURQUOISE SUR CETTE PHOTO !!

# Posté le jeudi 10 avril 2008 07:36

Modifié le vendredi 11 avril 2008 05:26